"Ils nous protègent, nous les protégeons."

NRBCe : retour d’expérience de 2 attaques réelles au gaz chimique

Le plan NRBC destiné à contrer un risque chimique vient de faire l’objet d’un arrêté publié au journal officiel. Deux attaques chimiques réelles ont fait l’objet d’hospitalisations des blessés. Elles ont été suivies d’un retour d’expérience : qu’a-t-on appris ?

Qu’a-t-on appris des 2 attaques chimiques réelles qui ont fait l’objet d’hospitalisation ?

Le décret
La pharmacie centrale des armées est chargée d’approvisionner l’EPRUS en sulfate d’atropine, l’antidote spécifique des organophosphorés. Ce dernier est chargé de le mettre à disposition des Samu.

Les 2 attentats réels
Tokyo et le gaz sarin Nous avons relaté dans un précédent article les faits et les conséquences des attaques coordonnées de la secte Aum dans le métro de Tokyo le 20 mars 1995. Un grand nombre de victimes se sont présentées elles-mêmes en milieu hospitalier, soit immédiatement après l’attaque, soit dans la semaine qui a suivi : ce sont les victimes "primaires". Il y a eu de très nombreuses intoxications, du personnel soignant en particulier, par les vapeurs libérées par les cheveux et les vêtements des victimes. Les victimes "secondaires" ont montré toute la difficulté de la prise en charge de l’évènement. On peut considérer l’hôpital comme une seconde cible d’une attaque NRBC.

Théâtre de la Doubrovka, Moscou le 23 octobre 2002. Des terroristes ont pris en otage les nombreux spectateurs présents, 800 personnes, ce soir là. Les autorités russes ont injecté dans la salle un produit anesthésique, l’halotane, censé neutraliser les preneurs d’otages. Très certainement mal dosé, le produit a tué 39 terroristes et au moins 129 otages. Quant à la prise en charge des survivants, elle s’est mal déroulée puisque les patients ont d’abord reçu des injections d’atropine, inutiles dans ce cas. Ceci montre que l’information était très mal partagée puisque les soignants n’ont pas utilisé le bon antidote. De plus, le nombre des ambulances était très largement insuffisant.
Ces retours d’expérience ainsi que les nombreux exercices réalisés sont pris en compte dans l’élaboration du plan NRBC contre les risques chimiques.

Bibliographie
Medscape, le plan NRBC contre un risque chimique qui semble se préciser. I. Catala, 26 novembre 2015
L’attaque au gaz Sarin dans le métro de Tokyo
Le gaz employé était du fentanyl
CBRN portal 2014

Information

21-24
NOV. 2017
PARIS-NORD VILLEPINTE

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